Des Casinos à l’assaut de la consommation d’énergie

Lumière clinquante, machines à sous bruyantes, horaires d’ouverture à rallonge, les casinos et établissements de jeux sont quelquefois montrés du doigt comme les vilains canards de la transition écologique. Le sachant, certains d’entre eux se penchent désormais sérieusement sur leurs dépenses d’énergies en prenant des mesures écologiques. À la clef ? Des dépenses annuelles réduites pour les maisons de jeux, mais aussi une belle carte de visite « verte » pour démontrer leur bonne volonté aux joueurs et clients de plus en plus sensibles aux problématiques d’énergie.

Dans quoi les casinos dépensent-ils de l’énergie ?

Du fait de leurs horaires et des services qu’ils proposent, les casinos utilisent une quantité d’énergie qu’on pourrait décrire parfois comme ostentatoire. Pour qui s’est déjà rendu dans un établissement de ce type, ils sont souvent reconnaissables par les jeux de lumières qui en jaillissent ou leur enseignes. Mais on y trouve aussi, à l’intérieur, des machines électroniques (vidéo-pokers, machines à sous, jeux divers,…) qui fonctionnent désormais de plus en plus sur l’électricité. Facteur aggravant, en plus de cette grande consommation du fait même de tous ces divertissements, les heures d’ouverture des casinos les conduisent à fonctionner souvent 7 jours sur 7 jusqu’à très tard. De tout temps, les maisons de jeux ont été des établissements que l’on aime à fonctionner en soirée et la nuit. Tous ces éléments consomment de d’énergie.

Les machines à sous et les tables de jeu électroniques nécessitent des ressources énergétiques, mais aussi de bons éclairages mais aussi une musique d’ambiance pour accompagner les joueurs durant leurs sessions de jeu, et encore tout un système de surveillance. En plus de tout cela, les établissements de jeux sont souvent de grand lieux d’animation. A ce titre, il n’est pas rare que les salles de jeux fassent partie d’un complexe hôtelier. Ces établissements exigent l’utilisation d’eau et d’électricité pour satisfaire leurs clients. Les lumières dans les chambres et les appareils électroménagers indispensables au service restauration gonflent également la facture. Couplées avec les activités du casino, les dépenses en énergie de l’hôtel vont considérablement grimper les factures et la consommation.

Pour prendre un exemple parlant, les 41 casinos de Macao utilisent 467 millions de kilowatts/heure. Ka grande capitale du jeu d’argent asiatique démontre même le lien de causalité entre la facture d’électricité d’un endroit et les établissements de jeux d’argent. En effet, l’ouverture de nouveaux casinos à Macao a entraîné une hausse de 11 % de la consommation d’électricité. Bien sûr, on est loin ici du casino de la petite station balnéaire ou de montagne à la française même si quelques établissements de notre sol atteignent des tailles plutôt honorables.

Quelques exemples de stratégies viables

Conscients de la problématique autour de l’énergie et de leur rôle à jouer, les casinos s’attèlent, de plus en plus, à trouver des solutions. Le challenge consiste à proposer les mêmes prestations de qualité aux joueurs, tout en respectant les principes écologiques.

Pour en donner quelques exemples, le Hollywood Casino de Penn National Gaming situé dans l’Ohio a connu un vaste réaménagement pour se mettre aux normes. Ainsi, son système de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC) a subi des transformations majeures. Les travaux ont duré à peine 2 ans, et les professionnels ont même terminé 3 semaines avant la date butoir. La maison de jeux est désormais dotée de systèmes Daikin McQuay RoofPak pour récupérer plus d’énergie et en dépenser moins. Pour en schématiser le principe de fonctionnement, des roues, dont l’une fait entrer l’air extérieur et l’autre expulse l’air vicié, permettent des économies. En gros, grâce à ce système, il est plus facile de réchauffer le bâtiment en hiver et de le rafraîchir en été. Outre ce matériel certifié, le Hollywood Casino bénéficie d’automatisation, de pompes et de chaudières à haut rendement et pompes à chaleur à vitesse variable. Par ailleurs, tous les éclairages sont produits par des ampoules LED.

Dans le même ordre d’idées, d’autres géants de l’industrie du jeu ont entrepris des actions concrètes pour réduire leur facture énergétique. Ainsi, le groupe MGM met en place des panneaux solaires sur le toit de ses casinos, en collaboration avec NRG Energy. L’utilisation de l’énergie solaire constitue une excellente solution pour les casinos de Las Vegas et le climat qui y règne favorise grandement ce type d’initiative. Au niveau des équipements, les casinos peuvent aussi réduire des divertissements les plus énergivores. Par exemple, minimiser le nombre de machines à sous et privilégier les tables des croupiers.

Les casinos virtuels sont-ils éco-friendly ?

C’est une question de plus en plus soulevée. À première vue, il semble que les casinos en ligne polluent moins que les établissements de jeux d’argent terrestres. Une observation affinée de ces plateformes confirme cette 1re impression. Et les arguments de l’économie d’énergie semblent bien aller en faveur des sites de jeux. Même si les serveurs consomment évidemment et génèrent aussi des effets de serre, il est difficile de comparer l’énergie d’un serveur à un plateau de casino traditionnel, chauffé, éclairé et tournant 7/7 et pratiquement 15 heures par jour avec tous ses jeux électroniques. A échelle équivalente, un casino virtuel peut proposer 1000 jeux en ligne, sur un même espace serveur, quand un établissement traditionnel devra pour la même quantité, disposer d’un plateau immense et aligner une consommation énergétique exorbitante. Le site casinosenligne.net répertorie et évalue les meilleurs casinos du moment. Cliquez-ici pour voir leur sélection de casinos proposant de la roulette en ligne.

Outre ce comparatif qui joue en faveur des établissements virtuels sur les dépenses structurelles, aucun déplacement n’est nécessaire pour se rendre dans un casino en ligne. Ce n’est pas le cas des établissements du sol, souvent situés à la périphérie des villes et qui nécessite d’emprunter au moins un transport pour s’y rendre. Bien sûr, il s’agit là de coûts indirects et le gros de la dépense se joue sur les éléments structurels.

Ces petits gestes qui aident la planète

Nous tous, enfants et adultes, devons apprendre à protéger l’environnement. L’éducation écologique est devenue un enjeu d’avenir. Si nous adoptons des habitudes respectueuses de la nature, nous pourrons facilement les transmettre aux générations futures.

À la maison

Les gens l’oublient souvent, mais quelques gestes simples suffisent pour préserver l’environnement et économiser de précieuses dépenses d’énergie. Tous les jours, ils peuvent, entre autre, aérer leur logement durant 10 minutes. Ce type d’aération mécanique permet quelquefois de rafraîchir l’intérieur dès le matin, sans avoir recours à des mécanismes électriques ou l’usage intempestif de climatisations.

Pour être tout à fait éco-responsable il est aussi préférable de limiter au maximum l’usage de produits chimiques. Cela inclut les produits de jardinage et les insecticides. En effet, ils menacent votre propre santé ainsi que celle de la planète. De la même façon, nous le savons de plus en plus, il faut décourager l’usage intensif de plastiques et d’emballages et privilégier le recyclage des déchets, du mobilier, mais aussi des appareils électroniques. Dans le même esprit, tous les objets jetables que nous proposent la société de consommation sont à éviter.

D’autre part, réduisez autant que possible votre dépense en énergie. Vous pouvez par exemple opter pour des ampoules LED (plus économiques). Egalement avoir des réflexes sains de ne pas laisser des pièces allumées si vous ne vous y trouvez pas ou des appareils électriques en fonctionnement si vous n’en avez pas l’usage. De la même façon, pensez à bien fermer les robinets d’eau quand vous ne les utilisez pas ou pendant la vaisselle par exemple. Les jets intempestifs ne servent pas à grand chose. Si elle n’est pas concrètement de l’énergie, l’eau potable est aussi une ressource périssable.

À l’école

L’effort d’éducation écologique de chacun s’avère vain si les futures générations ne sont pas exposées à des conditions similaires en dehors de la maison. Comme elles passent la majeure partie de leur temps à l’école, les enseignants doivent eux aussi poursuivre ces efforts et montrer l’exemple pour ce qui est du chauffage, de la ventilation, mais aussi de l’éclairage des pièces ou de l’usage du matériel informatique. Des sensibilisations énergétiques du personnel comme des élèves peuvent aussi s’avérer stratégique.

Inutile de dire que par leur vétusté quelques établissements sont aussi de vraies passoires énergétiques. Pas de quoi montrer l’exemple et dans ces cas là, des plans de rénovations énergétiques seraient bien inspirés. En France, un grand plan a d’ailleurs été lancé dans ce sens.

L’exemplarité écologique d’une école wallone

En Belgique, dans le Brabant Wallon se trouve un établissement scolaire qui a résolument décider d’intégrer les bases du développement durable dans ses priorités. Depuis 2009, le collège Notre-Dame de Basse Wavre s’est fixé l’objectif de construire un lieu en harmonie avec la nature qui l’entoure et les élèves et les enseignants participent activement au processus.

Les moyens humains

Tout le personnel s’implique dans la transformation de l’établissement. Ainsi, les élèves désignent un éco délégué par classe. Ce responsable se charge du lien entre l’éco comité et les élèves. Le comité écologique rassemble le directeur et les professeurs chargés du développement durable. Les représentants des classes doivent suivre des formations et rendre des comptes-rendus à leurs pairs.

Plus concrètement, les écoliers participent à une chasse au gaspillage de nuit. Leur mission est de noter les consommations abusives d’électricité au collège. Des enseignants et des Facilitateurs Éducation de Région wallonne les accompagnent. L’éducation par la technologie sert de cadre d’application des gestes éco à adopter. Les élèves cherchent les moyens de réduire la facture d’électricité et d’énergie de l’institution.

Une Révolution sur la consommation d’énergie


Avant tout cela, l »école dépensait chaque année 150 000 litres de mazout. Pour remédier à cette situation, des professionnels ont installé des vannes thermostatiques administratives inviolables. Le réfectoire a été identifié comme l’un des lieux de gaspillage. En effet, le chauffage marchait 25 h par semaine contre une utilisation hebdomadaire réelle de 8 h. De ce fait, son circuit de distribution a subi des modifications drastiques. L’établissement a aussi engagé des travaux concernant l’ensemble du système de régulation du chauffage.

Après diagnostic, l’école a également décidé d’une mise aux normes de son système d’éclairage. Des tubes fluo plus économiques et d’une durée de vie plus longue ont remplacé les anciennes ampoules. Des détecteurs de mouvement son là pour faire en sorte que la lumière ne s’allume qu’au passage d’une personne. Le temps d’éclairage est également contrôlé. Quand on veut, on peut et il n’y a pas de petites économies.

Pour un meilleur usage de l’eau

Au moment du bilan de l’état de l’école, les experts ont évalué la consommation d’eau à 6 000 m³ par an. Comme pour les autres éléments, le problème restait, là aussi, le gaspillage et l’utilisation abusive de l’eau. Pour réduire ce chiffre, les élèves doivent bien intégrer les gestes environnementaux de base mais ce n’est pas tout. Désormais le collège est doté d’électrovannes qui permettent de couper l’eau la nuit et les week-ends. De cette manière, le précieux liquide est accessible uniquement aux heures où élèves et professeurs sont à l’école. Un système de contrôle à distance de la distribution d’eau est aussi prévu pour cet établissement exemplaire dont on espère qu’il en inspirera plus d’un par sa chasse impitoyable au gaspillage.